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Le
Père KOLBE et Lourdes
La
première rencontre du Père Kolbe avec Lourdes
eut lieu en 1914, par l'intermédiaire de l'eau. Dieu
ne sert-il pas de "signes " pour nous révéler
son mystère ?
Voici
ce que le jeune Maximilien écrit lui-même à
sa mère : " Rien de très important ne s'est
passé durant cette période (d'octobre à
Pâques), sauf que j'ai failli perdre un doigt de la main
droite. Un abcès s'était formé qui atteignait
déjà l'os : il était difficile d'éviter
une opération. Je dis alors à mon médecin
que je possédais un remède bien meilleur : un
peu d'eau de Lourdes. Mon Supérieur de Collège
m'en avait donné, après m'avoir raconté
qu'il en avait expérimenté lui-même le bienfait,
dans son enfance. Mon médecin appliqua lui-même
un peu de cette eau sur ma plaie et le lendemain, après
quelques pansements, mon doigt était complètement
guéri ". (Lettre à sa mère
du 6 avril 1914).
La
seconde rencontre se produisit un jour d'hiver, le
30 janvier 1930, avant son départ pour le Japon.
Le temps est maussade, le crachin tombe insistant,
sans arrêt, le froid le saisit… et la tristesse
aussi. "Mais que demandes-tu encore : tu as été
à la Grotte, tu as célébré
ma messe dans la basilique, tu es revenu à
la Grotte, malgré un grand froid dans l'âme
? " Et sur le chemin qui le conduit à Paris,
via Bordeaux, il se ressaisit : avec le soleil, c'est
la joie qui brille encore dans son cœur.
Mais
par delà le contact physique, c'est le message
qui l'intéresse. En 1933, il écrit du
Japon à ses confrères de Niepokalanów
:
" A Lourdes, quatre ans après
la proclamation du dogme de l'Immaculée, la
Vierge elle-même nous dit : Pénitence,
pénitence, pénitence. C'est donc l'Immaculée
qui veut prêcher la pénitence en notre
monde corrompu. C'est vraiment Elle … Laissons-la
nous prêcher cette pénitence ; ouvrons-lui
notre cœur, laissons-la entrer et donnons-lui spontanément
notre cœur, notre âme et notre corps, sans restrictions
et sans limites… "
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Plus
tard, le Père Kolbe va encore plus loin dans sa réflexion
sur Lourdes : le message donné à Bernadette s'identifie
avec son intuition personnelle et avec la mission qu'il s'est
proposé de réaliser : à Lourdes, la Vierge
a révélé son nom et sa vraie nature. " La
Mère très sainte, déclarait-il, en
1939 au cours d'une conférence, lorsque Bernadette
lui a demandé quel était son nom a répondu
: Je suis l'Immaculée Conception ". Telle est
la définition de l'Immaculée.
Que
veut dire Immaculée Conception ?
Le mot " conception "
veut dire qu'elle n'est pas éternelle, qu'elle a un commencement.
"Immaculée ", que dès le premier instant
de son existence, il n'y a pas eu en elle le moindre éloignement
de la volonté de Dieu. L'Immaculée est la plus
parfaite des créatures, la plus sublime. Elle fut donc
immaculée parce qu'elle devait devenir Mère de
Dieu ; et elle est devenue Mère de Dieu parce qu'elle
fut Immaculée ".
Plus tard, peu avant son arrestation,
Maximilien Kolbe reviendra sur ce " nom "
: " Immaculée Conception " ne signifie
pas, comme certains le pensent, que la sainte Vierge n'avait
pas de père sur la terre. Elle est sortie, comme tous
les enfants de la terre, du sein d'une famille, et elle avait
un vrai père et une vraie mère. Elle est dite
" conçue " ; donc elle n'est pas Dieu
qui n'a pas de commencement, ni un ange crée immédiatement
par Dieu, ni les premiers parents qui n'ont pas reçu
leur existence par voie de conception. Plus encore, elle se
dit " conception ", non pas à la manière
de Jésus qui, bien que conçu, existe cependant
comme Dieu depuis toute éternité. Mais, "
Conception immaculée ". C'est en cela qu'elle se
distingue de tous les enfants des hommes. Ainsi donc le nom
Conception Immaculée appartient à elle et à
elle seule ".
Réflexion théologique
profonde, toujours actuelle.
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