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La
Père KOLBE et les Missions
Le
Père Kolbe a merveilleusement réalisé les
affirmations du Concile Vatican II : "L'Eglise est,
de part sa nature, missionnaire… Nous sommes tous missionnaires
".
Il en était profondément
pénétré. Dès son séjour à
Rome, il rêvait de partir missionnaire en Asie. Il entretenait
souvent des contacts avec des étudiants et des séminaristes
venant des terres de mission. Dès le début du
pontificat de Pie XI, "le Pape des missions ", l'Ordre
des Frères Mineurs Conventuels, auquel appartenait le
Père Maximilien, ouvrit de nombreuses missions en Asie
et en Afrique. Le Père Kolbe s'offrit spontanément
pour fonder une "Cité de l'Immaculée "
au Japon. Son activité principale fut la rédaction
et la diffusion du "Chevalier de l'Immaculée ",
mais il était heureux d'affirmer que, à la différence
des missionnaires chargés d'un secteur ou d'une paroisse,
son travail atteignait le pays tout entier et des personnes
de toute religion et culture. Il entretint, en effet, d'excellentes
relations avec bouddhistes, shintoïstes et protestants,
dont quelques uns collaboraient à ses publications.
Nous savons que les projets du
Père Kolbe allaient à tous les pays et à
tous les continents : la Chine, l'Inde, mais aussi les pays
arabes et l'Amérique latine.
Dans
toute cette action, saint Maximilien visait à fonder
l'Eglise locale, en plein accord, avant la lettre, avec Vatican
II, lequel déclare : "La fin propre de l'activité
missionnaire, c'est l'évangélisation et l'implantation
de l'Eglise dans les peuples ou les groupes humains dans lesquels
elle n'a pas encore été enracinée. "
(L'activité missionnaire de l'Eglise, N°6)
Cet aspect de sa foi et de sa
vie mérite d'être souligné. Mais sans perdre
de vue une autre dimension essentielle de cette activité
débordante : jamais il n'aurait entrepris une quelconque
action en marge de ses supérieurs. Ce lien avec l'Eglise
fut la caractéristique fondamentale de sa vie.
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